Saskatoon RC Diocese

Restored Order of Initiation (French)

1. Que sont les sacrements d’initiation?

2. Comment étaient célébrés les sacrements d’initiation (le Baptême, la Confirmation et l’Eucharistie) dans la jeune Église?

3. Pourquoi  l’Église s’est-elle éloignéedu catéchuménat?

4. Que veut dire l’expression « restaurer l’ordre des sacraments»?

5. « La restauration de l’ordre des sacrements d’initiation »
- est-ce quelque chose de nouveau dans l’Église?

6. Les rites d’Orient et de l’Église Orthodoxe ne célèbrent pas la Confirmation en même temps que nous. Comment ce fait-il?

7. Pourquoi l’Église a-t-elle décide de revenir à l’ordre original pour les sacrements d’initiation?

8.Étions-nous dans l’erreur d’administrer la Confirmation après l’Eucharistie?

9. La Confirmation n’est-il pas un sacrement qui devrait être administré à une personne d’âge mur et ceci quelque temps après la Première Communion??

10. Pourquoi dit-on que la catéchèse est un processus qui doit durer toute la vie et pas seulement pour les enfants?

11. Comment sont le Baptême et la Confirmation deux expressions de notre participation au mystère pascal du Christ?

12. Pourquoi dit-on que la Confirmation complète le Baptême?

13. Quelle est la signification du Baptême?

14. Que signifie le symbolisme de l’huile dans le sacrement de Confirmation?

15. Que signifie la Confirmation?

16. Pourquoi dit-on que l’Eucharistie est la source et le sommet de la vie chrétienne’?

17.Qui est le ministre de la Confirmation ?

18. Quel est le rôle des parents dans l’initiation chrétienne?

19. Quel est le rôle de la paroisse dans l’initiation chrétienne ?

20. Comment s’effectuera la transition à la restauration en question?

1. Que sont les sacrements d’initiation?

« Par les sacrements de l’initiation chrétienne, le Baptême, la Confirmation et l’Eucharistie, sont posés les fondements de toute vie chrétienne » (CEC 1212).

Par ces trois sacrements, nous devenons unis à Jésus dans son passage de la mort à la Vie dans son Royaume. Notre humanité rejoint dès ici-bas l’humanité glorifiée du Christ. Par le Baptême, nous avons part à sa mort et à sa résurrection. Par la Confirmation, nous partageons le don de l’Esprit, et dans l’Eucharistie, nous communions au pain céleste. Ceci est pourquoi ces 3 sacrements sont nommés « sacrements d’initiation » - nous sommes admis au sein de la communauté chrétienne qui a pour vie, le mystère pascal.

À l’origine, il n’y avait qu’une célébration pour ces trois sacrements – la Veillée Pascale. Pour les enfants ayant atteint l’âge de raison et pour les adultes, cette manière de faire est encore préférable.

Si, pour les nouveau-nés, nous séparons la célébration des sacrements, nous devons néanmoins garder en vue leur ordre et leur unité. Ce qui se fait présentement n’est pas clair à ce sujet. Donc, l’initiative de restaurer l’ordre des sacrements est un effort pour coordonner la doctrine et la pratique.

Dès les premiers temps de l’église, les sacrements de l’initiation chrétienne marquaient seulement un début – les nouveaux adhérents continuaient sans relâche, à étudier et à approfondir leur foi. Comment allons-nous à notre tour suivre cet exemple?
Nous devons trouver des façons d’encourager la catéchèse à vie pour tous nos membres.

2. Comment étaient célébrés les sacrements d’initiation (le Baptême, la Confirmation et l’Eucharistie) dans la jeune Église?

Le catéchuménat fut développé durant les premiers temps de l’Église et concentrait sur les croyants adultes quoiqu’il y ait eu des enfants au sein de ces familles.

Chaque personne intéressée devait traverser une période d’instruction et d’apprentissage de la vie chrétienne. Cette période pouvait durer plusieurs années. Au début du Carême, lorsqu’on les jugeait prêts, les « candidats » entraient dans un temps intense de prière et de préparation à la grande célébration de la Veillée pascale.

À la Vigile, l’initiation complète avait lieu, débutant avec le Baptême, suivi de la Confirmation. Les nouveaux membres étaient ensuite admis dans la grande assemblée pour la liturgie de l’Eucharistie et pouvaient recevoir la Sainte Communion.

C’était l’initiation au Corps du Christ, et le nouveau chrétien devenait à ce moment, membre du Royaume. Ceci se passait à la Vigile pascale où l’on meurt avec le Christ afin de ressusciter avec Lui et où l’on partage l’expérience spirituelle jusqu’à être pleinement unis au Christ par la communion à Son précieux Corps et à Son Précieux Sang.

L’intention ne fut jamais que le processus de conversion se terminerait à la Vigile pascale. Les nouveaux membres continueraient à approfondir leur engagement et leur foi, vivant toujours plus intensément leur nouveau style de vie. Ce devait être un processus de toute une vie.

3. Pourquoi  l’Église s’est-elle éloignée du catéchuménat?

Le catéchuménat demandait à la communauté entière de travailler ensemble à aider les nouveaux membres dans leur nouveau cheminement. En ces premiers temps de l’Église, c’était dangereux d’être chrétien : de croire en Jésus pouvait signifier d’être mis à mort. Les persécutions étaient communes.

Lorsque la chrétienté fut acceptée dans le monde, beaucoup plus de gens joignirent ses rangs. Elle devint une religion d’état avec le résultat que d’entières nations se convertissaient. Ce grand nombre de nouveaux adhérents fit que ce devint plus difficile, voire même impossible. D’aider les catéchumènes à approfondir leur nouvel état de vie.

De plus, il y avait de moins en moins de convertis adultes. L’initiation de nouveaux-nés demandait moins de préparation puisqu’ils étaient initiés dans la foi de leurs parents avec l’idée que la catéchèse se ferait graduellement.

Comme résultat, les efforts furent dirigés vers le développement d’une catéchèse pour les initiés plutôt que vers le catéchuménat. L’emphase fut placé sur l’enseignement du « catéchisme ». Avec le temps, l’idée du catéchuménat fut oubliée.  Récemment, des textes furent redécouverts décrivant la façon de faire des premiers temps. Ces textes devinrent la base des enseignements de Vatican II et des documents qui suivirent.

4.Que veut dire l’expression “restaurer l’ordre des sacraments”?

Par cette expression on parle du principe pastoral d’un diocèse qui décide quand seront administrés les sacrements de Confirmation et d’Eucharistie. Ceci rejoint le fait que ceux-ci sont des sacrements d’initiation par lesquels nous devenons membre à part entière du Corps du Christ.

En mots simples, cela signifie que dorénavant, les catholiques qui ont été baptisés durant leur enfance seront confirmés avant de faire leur première communion et non après. Ces deux sacrements seront reçus à la messe de Première Communion, avec la cérémonie de la Confirmation ayant lieu après l’homélie.

Les évêques du monde entier ont beaucoup réfléchi et prié à ce sujet. Quelques diocèses au Canada suivent cette nouvelle politique depuis plusieurs années déjà. Mgr LeGatt a invité le diocèse de Saskatoon à amorcer le processus de réflexion qui aboutira à la restauration de l’ordre des sacrements d’initiation.

Un tel changement exigera aussi un ajustement dans ce qui sera enseigné aux jeunes, en préparation pour la Confirmation. La préparation des 7 – 8 ans ne pourra pas être identique à celle que nous donnions aux jeunes de 14 ans. L’élémnet-clé de ce processus est la conviction que le développement de la foi est un cheminement à vie vers le Christ et que notre formation spirituelle n’est jamais terminée.

5. « La restauration de l’ordre des sacrements d’initiation »
- est-ce quelque chose de nouveau dans l’Église?

Non, pas du tout. Ceci a fait partie de notre tradition de puis le début.

Tout au long des 500 premières années d’histoire de l’Église catholique romaine (et encore aujourd’hui chez les églises chrétiennes de l’est), les sacrements d’initiation chrétienne furent administrés dans le même ordre : le Baptême, la Confirmation et l’Eucharistie. Et presque toujours, le trois sacrements étaient célébrés ensemble dans une même cérémonie, même quand il s’agissait d’enfants.

Le Concile Vatican II demanda pour un renouveau de tous les sacrements afin que notre façon de faire les choses aille de paire avec nos croyances. Suivant les directives des documents officiels du Concile et d’autres publiés depuis, de plus en plus de diocèses reviennent à l’ordre original des sacrements d’initiation chrétienne.

Après beaucoup de prière, de réflexion et de consultation, Mgr LeGatt a invité notre diocèse à commencer le processus qui aboutira à la restauration le l’ordre des sacrements d’initiation. Cette année, quelques paroisses, ont entrepris un « projet-pilote ». En profitant de leur expérience, d’autres paroisses pourront aussi faire la transition sans problèmes.

6. Les rites d’Orient et de l’Église Orthodoxe ne célèbrent pas la Confirmation en même temps que nous. Comment ce fait-il?

Durant le 4e siècle, le christianisme se progageait de plus en plus dans les campagnes et ce devint difficile pour les gens de se rendre pour l’Eucharistie du dimanche et pour l’initiation, dans la ville où l’évêque demeurait.

Deux façons d’aborder cette difficulté se développèrent.

Dans les églises d’Orient, les évêques déléguèrent leurs prêtres à exécuter toute la cérémonie d’initiation. En déléguant ainsi le prêtre et en continuant à bénir le saint chrême, l’Évêque conservait l’unité dans son diocèse. Ceci permettait à toutes les paroisses de célébrer l’initiation complète à la Vigile pascale. Le lien avec l’évêque, néanmoins, n’était peut-être pas très évident.

Par ailleurs, en Occident, l’évêque permit au prêtre de commencer le processus d’initiation en administrant lui-même le Baptême. L’évêque se rendait plus tard durant la saison de Pâques, pour la Confirmation et la première Communion. L’unité, dans ce cas, était conservée par la présence de l’évêque pour une partie de l’initiation. Quoique le lien avec l’évêque soit plus étroit, cette façon de faire créait un écart de temps dans la célébration d’initiation.

Et c’est ainsi que se développa le présent système : le Baptême, la Confirmation et l’Eucharistie célébrés dans une seule cérémonie dans les églises orientales et le Baptême, suivi plus tard de la Confirmation et de l’Eucharistie dans le Rite Latin.

7. Pourquoi l’Église a-t-elle décide de revenir à l’ordre original pour les sacrements d’initiation?

L’Église ne retourne pas simplement à l’ancienne façon de faire les choses. Tout le long de son histoire, elle a œuvré avec un double objectif : demeurer fidèle à ce qui était essentiel et fondamental et la nécessité de s’adapter aux besoins du temps présent.

Il y a plusieurs raisons importantes – théologiques et liturgiques – pour restaurer l’intégrité des trois sacrements d’initiation chrétienne – célébrés dans l’ordre qui leur est propre et quand possible, en même temps.

Le catéchuménat est le modèle qui devrait guider toute initiation et catéchèse. Le RCIA (Rite of Christian Initiation of Adults) demande que les enfants et adultes dans le catéchuménat, reçoivent les trois sacrements ensemble, même si les enfants sont plus jeunes à ce moment, que l’âge où ils se font confirmer d’habitude.

La Confirmation reçue entre le Baptême et l’Eucharistie, exprime mieux son rôle comme complément du Baptême. Aussi, le sacrement qui est le summum de l’initiation chrétienne est l’Eucharistie et non la Confirmation.

Théologiquement, c’est le don de l’Esprit saint reçu dans toute sa plénitude à la Confirmation, qui prépare le mieux une personne à recevoir l’Eucharistie, et ainsi à être pleinement unie au Corps du Christ.

8. Étions-nous dans l’erreur d’administrer la Confirmation après l’Eucharistie?

Cette pratique n’était pas condamnable considérant la connaissance que nous avions à ce temps. Lorsque le pape Pie X baissa l’âge pour recevoir la Sainte Communion, il ne spécifia pas que la Confirmation resterait au même âge… mais c’est la direction que les évènements prirent.

Une fois cette pratique en place, la théologie de la Confirmation comme sacrement à recevoir à un âge mur, prit son essor. Ensuite, le problème à résoudre devint de décider à quel âge on devait confirmer. On vit alors une variation allant du grade 5 jusqu’au grade 12. Et une variété de programmes accompagnèrent ces décisions.

L’Église a plusieurs façon de célébrer les Mystères de l’amour divin contenu dans les sacrements Quoique le sacrement lui-même demeure central, la manière de le célébrer peut varier avec le temps.

Dans ses documents doctrinaux, Rome encourage fortement de restaurer l’ordre par lequel sont célébrés les sacrements d’initiation chrétienne, Donc ce n’est pas surprenant que de plus en plus de diocèses choisissent de revenir à l’ordre original des trois sacrements d’initiation chrétienne.

Dans le diocèse de Saskatoon, Mgr LeGatt nous a invité à commencer le processus qui résultera à la restauration de l’ordre des sacrements d’initiation. C’est une invitation lancée à chaque membre de notre communauté de réfléchir à sa propre initiation et à sa vie comme disciple de Jésus.

9. La Confirmation n’est-il pas un sacrement qui devrait être administré à une personne d’âge mur et ceci quelque temps après la Première Communion?

Non. La Confirmation est vraiment reliée au Baptême, concentrant sur le don dans toute sa plénitude de l’Esprit-Saint.

La confirmation ne requiert rien de plus comme maturité, que ce qui est désiré pour la Sainte Eucharistie. Il faut se rappeler que chez les Églises Orthodoxes de l’orient, même les tout-petits reçoivent la pleine initiation des trois sacrements. Parfois, dans certains Rites catholiques de l’Est, la première Communion est retardée, mais pas la Confirmation.

La maturité requise pour la réception des sacrements d’initiation est seulement ce qui est approprié pour l’âge en question. Église s’attend à des dispositions intérieures telle que le bon raisonnement et la liberté normales pour un certain âge quel qu’il soit, rien de plus.

Il est compris dans l’Église, que le cheminement de foi d’une personne, ne se termine pas avec la célébration des sacrements d’initiation – c’est seulement le début! Nous sommes appelés à continuer à grandir dans notre relation avec Dieu, à approfondir notre foi et à développe notre volonté de répondre affirmativement à l’appel divin lorsqu’il se fait entendre tout au long de notre vie.

Voici pourquoi l’Église insiste de plus en plus pour que la catéchèse se poursuive la vie durant. Chaque âge a ses besoins et ses questions propres. La catéchèse, qui a pour but le développement de la foi, se doit d’y répondre.

10. Pourquoi dit-on que la catéchèse est un processus qui doit durer toute la vie et pas seulement pour les enfants?

Le Directoire général pour la catéchèse dit ceci : « L’adhésion au Christ met en marche un cheminement de conversion qui durera toute la vie. » (#56)

Le Baptême, la Confirmation et l’Eucharistie sont un initiation à la vie dans le Christ et l’approfondissement de la foi suit cette l’initiation. L’évolution d’une conversion qui continue à se développer, dépasse de beaucoup ce qui se passe au temps de l’initiation. Les Écritures et l’Eucharistie sont notre nourriture permanente durant ce cheminement. Deux obligations en ressortent :

  1. Une participation active dans la vie de la paroisse, en  particulier à sa liturgie, est un élément essentiel d’une conversion qui continue à se développer. Dans ce cas, nous ne participons pas par « devoir » mais plutôt par souci de répondre avec amour à l’Amour divin et aussi parce que nous savons que la liturgie va nous nourrir, nous appuyer et nous stimuler durant notre marche vers le Seigneur.
  2. L’étude de la Parole (souvent sous forme de catéchèse) est le second élément qui est nécessaire. Comment puis-je grandir et me rapprocher du Christ si je n’essaie pas de mieux le connaître – par l’étude et la prière – afin d’être plus en mesure de reconnaître ses grâces et discerner son appel tout au long de mon pèlerinage vers lui.

Toute personne baptisée a le droit et la responsabilité de continuer à étudier sa foi : le droit d’avoir à sa disposition, une catéchèse appropriée à son âge à et ses besoins et la responsabilité d’y participer et/ou à prendre part à une activité catéchistique.
Une catéchèse adéquate et qui se poursuit la vie durant, soutient notre marche vers le Christ.
Merci

11. Comment sont le Baptême et la Confirmation deux expressions de notre participation au mystère pascal du Christ?  

Par le Baptême, nous participons à la mort et à la résurrection du Seigneur.  De tout
notre être, nous devenons un avec Jésus dans son passage de la mort à la vie de ressuscité.
Par ce sacrement aussi, nous prenons part à la re-création du monde dans le Christ.
De tout ceci, nous nous rendons compte pourquoi le Baptême par immersion est l’expression évidente et frappante de la signification de ce sacrement.

À la Confirmation, nous sommes consacrés ou confirmés dans notre relation avec Dieu.  Dans
l’ancien temps, l’huile parfumée était un signe externe de la présence bienveillante de Dieu dans notre vie.  L’onction reçue à la Confirmation est notre lien avec Jésus, qui,  seul, est  Grand Prêtre, Prophète et Roi.  Jésus est le Christ, l’Oint de Dieu.

Si nous envisageons le Baptême et la Confirmation comme allant de pair, nous voyons un double signe sacramentel faisant usage de l’eau et l’huile et  indiquant ainsi notre participation au mystère pascal.  Dans les eaux du Baptême, nous sommes unis à
Jésus dans sa mort et sa résurrection ; dans l’onction avec les saintes huiles, nous sommes unis à Jésus dans son ascension comme Seigneur, assis à la droite du Père et Grand Prêtre, Prophète et Roi pour l’éternité.

Ces deux sacrements d’initiation nous révèlent deux aspects distincts, mais en même temps complémentaires, du passage de Jésus sur la terre : Sa mort suivie de sa
Résurrection et son Ascension à la droite du Père.  Durant cette période d’initiation, nous devenons les témoins vivants de la bienveillance sans bornes de notre Dieu.    

12. Pourquoi dit-on que la Confirmation complète le Baptême ?                   

Le Catéchisme de l’Église catholique (#1304) dit que la Confirmation complète le Baptême.

La Confirmation comme sacrement d’initiation, fait partie du procédé par lequel nous nous conformons de plus en plus étroitement au Christ, moulés plus parfaitement à l’image du Christ- l’Envoyé de Dieu.

Au Baptême, nous avons été convertis au Christ Nous sommes devenus membres du Christ, héritiers du Royaume.  À la Confirmation, nous recevons l’effusion de l’Esprit-Saint, le même Esprit qui descendit sur les Apôtres à la Pentecôte. L’Esprit-Saint nous rend plus semblables au Christ, capables de témoigner de sa souffrance, de sa mort et de sa résurrection.  Ce sacrement nous fortifie comme membres actifs de l’Église qui bâtiront le Corps du Christ dans la foi et la charité.

Le Baptême a fait de nous un peuple de Rois, Prophètes et  Prêtres   À son tour, la Confirmation, par l’effusion du Saint-Esprit, confirme cette réalité et nous donne
le moyen de nous convertir en profondeur et d’accéder ainsi à ce que Dieu veut pour nous.  Enfin, la sainte Eucharistie nous rassasie et nous assiste tout au long de cette nouvelle vie que nous entreprenons.  Il est donc juste de dire que le Baptême et la Confirmation nous orientent vers l’Eucharistie,  sacrement par excellence pour le trajet vers notre Dieu.

De cette façon, nous réalisons encore une fois, le lien étroit qui existe entre les trois sacrements d’initiation.  Notre effort assidu rendra ce lien encore plus  évident.

13. Quelle est la signification du Baptême ?

En grec, le mot pour Baptême signifie de submerger sous l’eau.  Depuis les temps les plus anciens, l’eau est le symbole de la vie et de la mort.  L’eau peut détruire, mais est aussi essentielle à la vie   Donc, l’eau est le parfait symbole du Baptême.

À la création du monde, l’Esprit de Dieu plana sur l’abîme des eaux, les sépara et en fit surgir la vie.

Les eaux du Baptême chrétien nous plongent dans la mort du Christ et nous attire  à Sa vie de Ressuscité. Nous sommes une nouvelle création dans le Christ.  Les eaux baptismales sont source de vie nouvelle.  Nous mourons et ressuscitons avec le Christ afin de participer au Banquet céleste.

Être baptisé signifie devenir UN avec Jésus, dans la totalité de notre être.  Nous participons à la mort et à la résurrection du Seigneur.  Nous renaissons à une vie nouvelle, celle du Christ, et à la vie trinitaire (au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit.

La pratique de baptiser par immersion, sans aucun doute, met en relief ce symbolisme d’une façon beaucoup plus tangible.  L’autre façon de baptiser (par aspersion),  quoique acceptée, est moins symbolique.

Que le sacrement Baptême ait été reçu longtemps avant, ou seulement quelques moments avant la Confirmation et l’Eucharistie, le lien étroit qui existe entre les trois sacrements doit toujours être souligné.  Comme membres d’une nouvelle création par le Baptême, nous avons besoin de la force de l’Esprit (Confirmation) et besoin du Pain de Vie.  Il nous faut les trois sacrements pour compléter notre initiation.

14. Que signifie le symbolisme de l’huile dans le sacrement de Confirmation ?

Dans l’ancien temps, les gens, après un bain, se frictionnaient le corps avec de l’huile.  L’huile redonne vigueur au corps et le purifie. Dans l’ancienne tradition d’Israël, on se servait d’huile pour consacrer les rois, les prophètes et les prêtres.  En versant une bonne quantité d’huile sur la tête de la personne en question, celle-ci se trouvait consacrée à Dieu en temps que Prêtre, Roi et Prophète  L’huile, parfumée,  rappelait à tous, les grâces et la bonté de Dieu, Ses bénédictions et Sa joie, Sa présence divine dans leurs vies.        

Aussi, le mot Christ (en grec) ou Messie (en Hébreu) signifie ‘consacré’. Comme le Messie de Dieu, Jésus est le Grand Prêtre, le Prophète et le
Roi par excellence. Et comme baptisé, nous participons aux fonctions prophétique, sacerdotale et royale du Christ.

L’huile dont l’évêque se sert pour confirmer, est le saint Chrême.  C’est la même huile dont on se sert au Baptême.  Ainsi, cette huile dont on se sert pour les deux sacrements nous rappelle le lien qui existe entre les deux.  Les mots qui sont
prononcés sont « Sois marqué du sceau de l’Esprit-Saint, le don de Dieu ».  En participant au mystère pascal du Christ par notre initiation, nous sommes consacrés comme prêtres, rois, prophètes et martyrs (témoins).  Nous devenons des temples de Dieu, participant à la vie divine.

L’Esprit-Saint devient notre aide et notre force, notre compagnon et éducateur durant notre vie comme disciple du Christ.  Notre ‘oui’ à l’appel divin peut alors se développer en une vie de témoignage et de service pour le Royaume.   

15. Que signifie la Confirmation?

Par la Confirmation, nous sommes encore plus étroitement liés à l’Église et enrichis d’un force spéciale provenant de l’Esprit-Saint (CEC #1285).  Tout comme le Baptême nous fait participer au Mystère Pascal, la Confirmation nous apporte la pleine effusion de l’Esprit comme à la Pentecôte.  Ainsi, ces deux sacrements nous font participer aux deux évènements qui sont au cœur de notre foi. Devenus création nouvelle par le Baptême,nous recevons à la Confirmation, par l’effusion de l’Esprit, une augmentation et un approfondissement de la grâce baptismale.

Deux symboles sont évidents à la Confirmation : l’imposition des mains et l’onction avec le saint chrême.  L’imposition des mains sur les candidats est un signe traditionnel du don de l’Esprit.  L’onction avec le saint chrême est un rite essentiel dans les Églises d’Orient aussi bien que dans le Rite Latin.  Le saint chrême a été consacré à la messe chrismale durant la Semaine Sainte.

Le sceau de l’Esprit-Saint avec le saint chrême marque notre appartenance totale au Christ. Nous sommes dorénavant à son service pour toujours.  Nous sommes également assurés de l’aide et de la protection du Saint-Esprit dans l’accomplissement de ce service.

La Confirmation nous enracine encore plus profondément comme enfants de Dieu et nous unis plus étroitement au Christ.  Elle augmente en nous les dons de l’Esprit et solidifie notre appartenance à l’Église. L’Esprit devient notre force et notre guide. 

16. Pourquoi dit-on que l’Eucharistie est la source et le sommet de la vie chrétienne’ ?

Depuis les temps les plus anciens, l’Eucharistie est le sacrement qui complète l’initiation chrétienne. Par notre Baptême, nous sommes devenus participants au mystère pascal du Christ Jésus et avons été élevés a la dignité de prêtre, prophète et roi. Par le sacrement de Confirmation et l’effusion de l’Esprit-Saint, nous avons été rendus plus semblables au Christ. À l’Eucharistie, nous participons avec toute la communauté, au sacrifice du Seigneur Jésus.

Par l’Eucharistie, nous recevons le Christ, source de vie. Tous les autres sacrements sont liés à l’Eucharistie. Notre vie entière de service au Royaume de Dieu dépend de notre union au Christ dans ce sacrement.

L’Eucharistie est aussi une participation à la Liturgie céleste avec le Christ comme seul Prêtre (voir Hébreux). De façon véridique et unique, l’Eucharistie transcende le temps et l’espace afin de nous unir à la mort, à la résurrection et à la glorification de Jésus. Deux choses surviennent simultanément : 1) nous (et le monde avec nous) sommes sanctifiés dans le Christ et 2) nous nous offrons (et le monde) au Christ, et par Lui au Père dans l’Esprit.

Lorsque nous ‘communion’, nous sommes vraiment unis ou en ‘communion’ avec Dieu et avec chaque membre du corps du Christ. Donc, nous pouvons dire que de semaine en semaine, tous les évènements de ou en découlent. C’est vraiment ‘la source et le sommet’ de notre vie.

17. Qui est le ministre de la Confirmation ?

Le ministre originaire de la Confirmation est l’évêque.  Au début de l’Église, l’évêque présidait à l’entière initiation de tous les membres.
Lorsque, à cause de raisons pastorales, la pratique fut changée, un effort était toujours fait pour exprimer l’unité apostolique de l’Église. Ceci est très important
puisque un des buts de la Confirmation est de renforcer les liens entre les membres de l’Église.

Dans le Rite Latin, l’évêque est le ministre ordinaire de la Confirmation.  Les évêques sont les successeurs des Apôtres et ont reçu  la plénitude du sacrement de l’Ordre.  L’administration du sacrement de Confirmation par eux marque bien qu’il a pour effet d’unir ceux qui le reçoivent plus étroitement à l’Église, à ses origines apostoliques et à sa mission de témoigner du Christ.

Cependant, l’évêque peut, pour des raisons graves, concéder la faculté à un prêtre d’administrer ce sacrement.  Ceci se passe déjà quand des adultes sont initiés à la Vigile Pascale ou lorsque l’évêque est malade ou incapable d’assister à une célébration.  En cas d’un enfant gravement malade, tout prêtre peut et doit le confirmer.

Dans un très grand diocèse, l’évêque ne sera jamais capable de présider à toutes les célébrations Confirmation-Première Communion et la nécessité de déléguer les prêtres augmentera nécessairement.  Cependant, même dans ces
situations, l’unité apostolique de l’Église sera conservée par la délégation et par le saint Chrême consacré par l’évêque à la messe christmale durant le Semaine Sainte.

18. Quel est le rôle des parents dans l’initiation chrétienne ?

Les parents sont les premiers éducateurs de la foi auprès de leur enfant  Lorsqu’ils demandent le Baptême pour celui-ci, c’est en se basant sur
leur propre foi et celle de la communauté. Les parents à ce moment, promettent deux choses :

  1. d’aider leur enfant à grandir dans la foi chrétienne et
  2. de développer leur propre foi afin de pouvoir en témoigner à leur enfant.

Une éducation chrétienne de la foi qui se poursuit durant toute la vie commence au berceau.  Par les diverses traditions religieuses dans le foyer,
en célébrant les  innombrables bienfaits du Seigneur, par de l’enseignement, par une participation active dans la vie paroissiale, les parents enseignent par
leur exemple, ce qu’ils professent en parole.

Les parents ont accepté au Baptême de voyager avec leur enfant sur le chemin de la foi.  Lorsqu’ils jugent que celui-ci a suffisamment de maturité pour
poursuivre la démarche de l’initiation chrétienne, ils participent à plein dans la préparation nécessaire.

La préparation à l’initiation chrétienne a pour but d’aider l’enfant à développer une relation étroite avec le Christ et de vivre à l’écoute de l’Esprit. 
C’est un temps idéal pour les parents de réfléchir sur leur propre vie comme disciples du Christ.  Ensembles, parents et enfants peuvent grandir dans leur foi.

Il est évident que la démarche comme disciple du Christ se poursuit bien au-delà de la période d’initiation – même au-delà de l’état d’adulte! 
Et c’est aux parents qu’il revient d’entretenir ce concept chez leurs enfants.  

19. Quel est le rôle de la paroisse dans l’initiation chrétienne ?

C’est au sein d’une communauté ecclésiale que nous sommes initiés.  Toute la paroisse contribue à la formation d’un nouveau membre. 

Lors d’un Baptême, la paroisse au complet s’engage à supporter les parents et l’enfant dans leur démarche de foi.  Combien sérieusement prenons-nous cette responsabilité ?

Tout le monde a besoin de prières.  Comme paroisse, nous devons consciemment prier les uns pour les autres et porter dans notre prière, d’une façon spéciale, ceux qui traversent de lourdes épreuves telles que la maladie ou un deuil.  Nous ne devons pas oublier non plus ceux qui se font initiés.

Toute personne a besoin de témoins.  Chacun de nous est appelé à témoigner du Christ.  Les nouveaux membres veulent savoir si et comment nous vivons l’Évangile.  Mes choix sont-ils source de lumière ou cause de scandale ?

Nous avons tous besoin d’aide à un temps ou à un autre.   Chacun de nous est appelé à représenter Jésus auprès des gens dans le besoin. La façon dont on sert  peut stimuler quelqu’un d’autre à développer et à mettre ses talents au service de son prochain.

Toute personne a besoin d’appartenir.  Chacun de nous peut,  de différentes façons, faire preuve d’accueil chaleureux au sein de sa paroisse.  Plus l’on est chaleureux et accueillant envers les autres, plus le Christ sera visible dans notre monde.

Nous sommes tous gardiens du bien commun – notre temps, nos talents etc.  Les nouveaux membres de l’Église ont besoin de notre aide dans la découverte de leurs propres talents afin d’oser les mettre au service de la communauté.  Sommes-nous là pour leur aider ?

Nous pouvons faire notre part de différentes manières. Travaillons ensemble pour épauler les nouveaux arrivés dans l’Église.

20. Comment s’effectuera la transition à la restauration en question ?

La transition se fera en confirmant les enfants qui ont déjà fait leur première communion et, la même année, en initiant les plus jeunes au nouvel ordre.  La grosseur d’une paroisse aura probablement un impacte sur ce procédé.

Le premier élément nécessaire,  bien entendu, est la préparation de la paroisse à un tel changement. Il nous faut comprendre les raisons qui poussent
le diocèse à faire cette restauration.  Sinon, nous ne pourrons pas vraiment l’accepter et ne pourrons commencer à penser dans ces termes nouveaux. 
Les 19 encarts qui ont précédés,  font partie du processus de préparation.

La transition pourrait se dérouler de plusieurs façons.
Par exemple :

  1. Une plus petite paroisse pourrait en réalité faire la transition en un an – joindre le même jour, le groupe d’enfants plus jeunes qui doivent être confirmés et  faire leur première communion  à ceux, plus vieux, qui n’ont pas encore été confirmés.
  2. Une plus grosse paroisse pourrait choisir l’option de progressivement confirmer les plus vieux (1, 2, ou 3 grades la même année) tout en célébrant la première communion avec les plus jeunes.
  3. Une autre façon, orientée vers l’aspect familial, serait de réunir les élèves des grades 2 et 6 –7 ainsi que leurs frères et sœurs qui doivent être confirmés, et ensemble,  célébrer les sacrements en question.

Le but que nous visons est de progresser vers la restauration de l’ordre des sacrements d’initiation avec tous ses avantages spirituels. 
Les détails de la transition peuvent varier.

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