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Soins spirituels, le système de santé et...les « convertis »?

(Article de Sandra Kary publié dans lePrairie Messenger  le 22 février 2012.)

Un jour, lorsque je mentionnais à une amie que j’écrivais pour lePrairie Messengerun article sur les soins spirituels (dans le contexte des soins de santé), sa réponse instantanée fut, « Alors, tu prêches aux convertis! » Cette réplique m’avait fait penser, alors… chers « convertis », allons voir comment vous vous débrouillerez avec le petit questionnaire suivant!

 

1. Vrai ou faux : les soins spirituels ne concernent que des personnes religieuses. (F)

Tout être humain est à la fois un être physique, psychologique, social et spirituel et chacun peut se sentir brisé ou brimé dans n’importe lequel de ces aspects. Des soins spirituels aident tout le monde à composer avec les crises spirituelles dans leur vie et seraient appropriés pour quiconque demande ces soins. Est fondamentalement humain le phénomène du questionnement sur le sens et le but de la vie, sur la vie et la mort, sur la dépendance et l’autonomie, sur la souffrance et la guérison, sur son statut social et son appartenance. Les soins spirituels aideraient les personnes à composer avec ces crises existentielles et prendraient un accent religieux seulement si quelqu’un le demande.

 

2. Vrai ou Faux : les responsables de soins spirituels ne cherchent pas à convertir et n’ont pas d’agenda caché en prodiguant leurs soins aux patients.  (V)

Les soins spirituels de qualité consistent à être présent pour l’autre et à écouter son histoire – ce qu’il faut offrir sera déterminé par le ou la récipiendaire. Les responsables de soins spirituels accompagnent le ou la récipiendaire sur son passage dans le système de santé et l’aident à surmonter les défis qu’il ou elle pourrait rencontrer. On pourrait revendiquer en son nom, l’aider ou à transiger avec ses défis spirituels que son séjour en institution pourrait présenter, ou encore à établir un lien avec leur propre communauté de foi.

 

3. Vrai ou Faux : le système de santé n’a pas besoin de responsables de soins spirituels car les travailleuses et travailleurs sociaux et les infirmiers et infirmières font ce travail. (F)

Il est vrai que les travailleurs sociaux et les infirmiers composent d’une certaine façon avec les besoins spirituels de leur client ou patient. Cependant, le bien-être spirituel mise le sens de soi-même, les valeurs personnelles, les croyances et le sens général de la vie. En d’autres termes, remplir ces besoins dépasse le monde profane et entre dans le monde sacré. Ceux et celles qui offrent des soins spirituels ont reçu une formation académique particulière pour répondre à ces besoins et ils sont certifiés à la fois par l’obtention de leurs diplômes et leur communauté de foi pour faire ce travail auprès des gens qui en ont besoin.

 

4. Vrai ou Faux : le chapelain, le ou la responsable des soins spirituels et les employés du secteur font partie de « l’équipe de soins » et participent à part égale avec le personnel médical aux soins offerts aux patients. (V)

Les chapelains et ceux et celles qui travaillent dans ce domaine de soins spirituels sont des employés du système de santé publique et y sont redevables. Dans la plupart des cas, ils ont accès aux informations médicales du dossier du patient et sont considérés membres de l’équipe médicale dans une institution de santé. Ils contribuent leur expertise au bien-être du patient, revendiquent ses particularités culturelles et spirituels et participent à plein gré à la prise de décision à son sujet.

 

5. Vrai ou faux : Notre système de santé essaie de répondre efficacement et avec sensibilité aux besoins spirituels et aux pratiques culturelles de leurs patients. (V)

Dans leur offre de services, l’équipe médicale fait son possible pour assurer que les pratiques religieuses et culturelles du patient sont respectées, mais nous commençons à peine à apprécier la diversité culturelle de la population – et nous avons du progrès à faire à cet égard. En raison de leur impact sur la qualité des soins offerts, l’interprétation linguistique et la reconnaissance et la compréhension des pratiques culturelles sont au cœur même d’une nouvelle approche exigée par cette diversité. Le personnel responsable des soins spirituels sont des spécialistes du domaine qui reconnaissent les besoins multiconfessionnels et sont bien placés pour aider l’équipe médicale à s’adapter et à accommoder cette diversité.

 

6. Vrai ou faux : Nous ne pouvons plus laisser en exclusivité aux communautés de foi la prestation des soins spirituels. (V)

À présent, à peine la moitié des patients admis aux soins intensifs indiquent une croyance religieuse quelconque et, par conséquent, reçoivent des soins spirituels de la main des bénévoles et du clergé de leur tradition religieuse. Aussi, les personnes en soins de longue durée composent avec la même pénurie de services spirituels. Parce qu’ils sont à court de fonds, plusieurs communautés religieuses réduisent leur travail dans le domaine. Ce vide devrait être une opportunité pour le système de santé d’offrir ce genre de service à ceux et celles qui en font la demande et de respecter les traditions religieuses et culturelles de ces derniers.

 

7. Vrai ou faux : L’offre de soins spirituels serait un beau supplément non-essentiel au système de santé, mais serait trop coûteux. (F)

Les soins spirituels sont tout à fait rentables. Ils réduisent la durée du séjour à l’hôpital, aident au rétablissement du patient et la gestion de la douleur et réduisent la possibilité de rechute. De plus, les responsables de soins spirituels peuvent aider le personnel médical qui sont eux-mêmes en crise spirituelle et par le fait même les aider à éviter l’épuisement psychologique ou réduire l’absence médicale.

Alors, mes convertis, comment avez-vous résussi votre test?

6-7 bonnes réponses : Superbe! Vous êtes en route pour la sainteté.

3-5 bonnes réponses : Continuez à prier! Vous arriverez.

0-2 bonnes réponses : Hummm...Quelques petites leçons de catéchèse sont peut-être à recommander.

Les soins de santé à caractère catholique appuient le besoin de responsables de soins spirituels comme partie de l’équipe de santé. Ces travailleurs pourraient être des professionnels ou des bénévoles. Nos valeurs de l’Évangile, comme l’exemple du Bon Samaritain, guideront nos actes dans le service de ceux et celles dans le besoin d’aide physique et spiritual. Nous sommes fiers de cette tradition qui nous motive et nous aidons tous ceux et celles qui en ont besoin, peu importe leur croyance religieuse ou leur manque de croyance.

(Quiz adapted from 'Myths & Truths' developed by Spiritual Care Saskatchewan, 2010.)

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